Et quelques gouttes ont suffi
À l'élixir pour être mortel
Que des caisses noires dans l'cortège
Des trois pièces et des longs impers
Des reufs au mi tard, les faits divers en hiver
J'ai fait cent mille avant
Je m'entraîne à sourire d'vant la glace
La p'tite maison est en ruine
L'image vient sans même une esquisse
les schlass traverse la Redskins
La trahison des gens qu'on estime
J'ai pas vu père fermer les paupières
J'aurais jamais su comment faire
Avec la haine de ceux qu'on enferme
Et quand les yeux s'ferment
Prends du 'sky et des faux espoirs
Et quand les mômes s'perdent
Dans les sinueux couloirs des enfers
Qu'les revolvers leur jouent du tonnerre
Ouais, l'orage est parti, où est l'soleil?
fait, où est mon sommeil?
De vrais flingues qu'on a tenus
D'un vrai sang qui s'est versé
D'la seule femme qui m'a bercé
De vrais potes qu'on a perdu (de
vrais potes qu'on a perdu)
Des pensées noires et des nuits blanches
Le béton, le bruit du ciment
Là où on veut pas finir interim'
J'dépose un flingue et quelques roses
Sur le verso d'un livre usé
Énuméré c'que j'y ai laissé
Comme si j'allais le faire renaître
Tous ces billets froissés dans mon sac
Mais trop jeune pour vivre
Des borsalinos dans la nuit
Des portes flingues tournent dans la ville
Du sang à éponger dans la cuisine
Des billets qui flottent dans la piscine
Little Italy, Corleone sous Michael
Marie-curie dans la compteuse
Là où l'ventre est le prompteur
La faim justifie la violence
Là où la violence est la réponse
Là où la violence est le moteur
Là où la violence est le docteur
Vivons cachés, vi vons gantés
Faisons l'tour du monde entier
Avant qu'une balle nous arrête, J.V.L.I.V.S